Asia Argento, Béatrice Dalle

Béatrice Dalle. C’est le choc en 1985, avec le film de Benneïx « 37°2 le matin ». Ca a été mon premier coup de coeur cinématographique pour des films autres que Rocky 4, Gremlins, Terminator ou Rambo 2. Même si je continue d’apprécier ces derniers, 37°2 c’était pas la même chose. On avait vu ça dans un petit ciné d’auteur sur la Croisette. J’ai plus le nom en tête. Je me souviens par contre qu’il faisait très beau ce jour là et qu’on était allés s’enfermer dans les salles obscures. J’étais avec un de mes meilleurs potes et aussi avec une copine de l’époque. Je me souviens qu’après le film, on avait bu une bière. J’avais craqué sur l’actrice. D’ailleurs, deux ans plus tard, au festival de Cannes, je suis tombé sur elle et j’ai eu un autographe. Bien sûr, c’était sans doute un autre type de festival de Cannes qu’aujourd’hui, où on pouvait voir la Ciccolina en tenue hyper légère sur les marches du palais, des stars tels que Stallone ou Alan Parker se ballader sur la Croisette, Boringher signer tranquil des autographes sur le ponton du Carlton  ou bien Mickey Rourke prendre un verre dans un hotel luxueux, en compagnie de nombreux badauds qui étaient rentrés sans accrédition et autre carte de privilégiers. Concernant 37°2, que ce soit la version courte ou longue, j’avais craqué sur l’ambiance, sur les plages ensolleillées, sur les regards des acteurs, sur l’histoire d’amour et sur l’importance de l’amour en général, sur les soirées arrosées entre copains, sur ce regard désanchanté sans pour autant être pessimiste que l’on a sur la vie. Benneix reprend très bien ça au roman de Djian. Depuis je suis les films dans lesquels joue Béatrice Dalle. Je ne dirai que j’accroche à tout mais il y a des films géniaux, tels que « Night on eart » de Jim Jarmush, « La fille de l’air » de Claire Denis, « La belle histoire » de Claude Lelouch, « Blackout » de Ferrara, « 17 fois Cécile Cassard » (là aussi coup de coeur, j’ai vu ce film en 2001 lors d’un séjour parisien très agité avec Nicolas NSB dont je garde un souvenir inoubliable) ou bien le récent « A l’intérieur ». On a hate de la voir dans la prochaine adaptation d’un roman de Virginie Despentes.

Asia Argento, c’est venu plus tard. On n’est plus dans les années 80 mais dans les années 90. Je ne vis plus sur la Côte d’Azur mais aux alentours de Paris. Le premier film vu avec Asia argento est Sanctuaire de Michael Soavi, le talentueux réalisateur de Dellamore, Dellamorte et de Arrivederci amor ciao. Mais le coup de coeur est venu avec Scarlet diva, fable sombre sur la solitude, la recherche deséspéré d’amour et le désanchantement qui s’en suit, ainsi que sur la radicalité du désir qui existe en chacun de nous. Ca m’avait fait pensé à ce qu’écrit Marguerite Duras ou bien le Henri Miller des « Jours tranquils à Clichy ». Ensuite il y a eu « Les morsures de l’aube », réalisé par Antoine de Caunes et adapté d’un roman de Benaquista. Là encore, comme Béatrice Dalle, Asia Argento donne une présence et un charme intenses à ses personnages. Bon, on n’accroche pas non plus à tout. On a du mal à apprécier des films tels que The keeper, avec Dennis Hopper, ou bien le fantôme de l’opéra. Mais on a adoré des longs métrages tels que Le livre de Jérémie, avec ses oiseaux rouges terrifiants et la présence dans un petit rôle de Marilyn Manson (le film est réalisé par Asia Argento et adapté du roman de JT Leroy). On a aussi apprécié La sirène rouge, Last day, XXX, le sympathique film d’action avec Vin Diesel. Récemment, j’ai vu deux films avec elle que j’ai apprécié : « Une vieille maitresse », adapté d’un roman d’Aurevilly, racontant au XIXe siècle le dur choix que doit faire un jeune marié entre la vertu de sa future épouse (pure et chaste) et le libertinage de son ancienne maîtresse, qui le désire encore. Mais surtout « Transylvania » de Tony Galtif, où elle joue le rôle d’une amante délaissée errant sur les routes hongroises, dans un paysage entre chien et loup rempli de musique tzigane. Pendant le mois d’aout, on a revu « Le syndrôme Stendhal », un film réalisé par son père Dario Argento (« Suspiria », « Inferno »). On a franchement adoré. Les vingt premières minutes, où le réel et la fiction se mélangent dans le paysage des musées et des oeuvres d’art de Florence, sont de toute beauté, et le personnage de la femme flic interpétée par Asia Argento, enquêtant sur une sombre affaire de viol en série, est pénétrant. On attend impatiemment de voir les prochains films dans lesquels elle est annoncée, notamment le « king shot » de Jodorowski, produit par David Lynch.

Ces deux actrices ont une présence captivante à l’écran ; elles habitent avec leurs tripes leur personnage plus qu’elles ne les jouent…c’est sans doute à ce niveau que se trouve leur charme  

Sur Béatrice Dalle

http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9atrice_Dalle

http://www.beatricedalle.com/ 

Sur Asia Argento

http://www.asiargento.it/

http://teemix.aufeminin.com/w/star/f1805/fan-club/Asia-Argento.html

Béatrice Dalle photo 1

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