Publié dans Littérature

Eva loves Charlie

« Eva loves Charlie »,  une nouvelle de Yannis Z. 

publiée dans Yannis Z, Les romancières du sexe, JBM Editions, 2015 :

http://www.amazon.fr/Les-romanci%C3%A8res-du-sexe-Yannis-ebook/dp/B00U49JX6Y

 Eva s’est mise sur son ordinateur pour écrire. Il fait beau dehors. Il y a même un peu de soleil dans le ciel de janvier. Comme d’habitude, elle met de la musique dans le casque. « Dirge », une chanson du groupe Death In Vegas. Elle adore cette mélodie électronique, avec la voie pétillante de Katie Stelmanis, la jolie chanteuse blonde. Il est onze heures du matin. Elle surfe un peu sur Facebook. Juste comme ça, en attendant l’inspiration. Elle regarde les post de ses ami.e.s. Tout d’un coup, elle découvre sur l’écran l’acte barbare qui vient d’être commis à Paris. Cabu, Wolinski, Charb, Elsa Cayat, Tignous et bien d’autres… Douze personnes tuées par trois hommes armés qui sont rentrés dans les locaux du journal et ont ouvert le feu, au nom d’une religion qui n’existe que dans leur tête. Cette journée est marquée d’une pierre noire. Eva n’a plus envie d’écrire. Des larmes coulent de ses yeux. Elle est touchée par cette tragédie. Sur Facebook, elle lit toutes les communications autour du drame. Les discours du Front National la répugnent d’emblée. Tout comme les actes de ceux qui s’en prennent aux mosquées. Eva est une humaniste. Elle rejette la violence mais aussi la connerie. Un chercheur proche des « Indigestes de la République » écrit qu’il condamne les attentats tout en signifiant quand même son mépris pour «l’islamophobie» et «le racisme» de cette revue. Ça la dégoûte. Un autre mec écrit qu’ils l’ont bien cherché, avec leur façon de caricaturer les religions et de provoquer les extrémistes. Ça aussi, ça la fait gerber. Aujourd’hui, on donne beaucoup plus de valeur aux identités et aux symboles qu’à la vie elle-même. Or, il n’y a que la vie qui soit sacrée ; rien d’autre. Eva a toujours pensé que l’identité est une saloperie. Le problème n’est pas de dire «Je suis C. H» ou «Je ne suis pas C. H» mais de prendre conscience que des gens sont morts.

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   Comme elle ne se sent pas en état d’écrire ses fameuses nouvelles érotiques, qu’elle publie ensuite sur son blog, elle décide de mettre aussi son petit grain de sable sur Facebook et de poster une énormité. Cela aurait bien fait rire le comité de rédaction de ce journal. Ses yeux tristes se parent d’une étrange malice pendant que ses doigts clapotent sur le clavier : « 1% des hommes arrive à se sucer eux-mêmes. Et vous, vous y êtes déjà arrivé ? ». C’est de cette façon qu’elle veut rendre hommage à tous ces morts. Aujourd’hui, on ne sait plus ce que veulent dire des mots tels que « résistance » ou « subversion». On se replie sur la morale, sur les conservatismes, sur les traditions les plus réactionnaires. Ce monde la gonfle.  Les gens de la revue aimaient l’humour décalé, les vannes bien trash. Ils appartenaient à un univers où l’on disait merde en rigolant au système, au conformisme, au politiquement correct. Ils feront bien rire les autres personnes qui les ont accompagnés dans la tombe. Voilà comment elle va apporter sa pierre à l’édifice. Elle va demander à ses contacts masculins Facebook s’ils se sont déjà sucer la bite. Parmi eux, il y a des collègues de travail, son ancien directeur de thèse et un cousin éloigné. Mais elle s’en fout. Dans cette journée sombre, dans ces temps troublés, il faut un peu de déraison. C’est Mylène Farmer qui dit ça. Eva regarde les réponses sur son mur. Comme pour la tuerie, il y a de tout parmi les réactions. Certains mecs lui disent qu’elle ferait mieux de venir les sucer elle-même au lieu de mettre ces « trucs de pédés ». Pas très attrayant. Et puis elle aime bien les pédés. D’autres lui disent qu’elle est cinglée. Ça, elle le sait déjà. Un jeune homme blond écrit qu’il est en train d’essayer de se faire une fellation mais qu’il n’est pas assez souple. Un autre gars lui dit qu’il y arrive sans problème et qu’il est prêt à lui montrer comment il fait si elle accepte de venir chez lui. Eva pourrait aller à ce genre de rendez-vous. C’est une fille qui aime expérimenter des choses, s’amuser. Baiser avec des inconnus fait partie de ses petites envies, de ses caprices du weekend. Et là, elle a envie de se faire plaisir. Les gens qui ont été tués aimaient rigoler. Ils aimaient le cul, ils aimaient la vie. Ne pas rompre avec ça. Ne pas se censurer. Jamais. Réapprendre à dire « merde ». Vivre debout, pas à genoux. Hormis pour sucer des bites.

cabu

Couvyannisz

Elle se dit qu’elle va répondre au mec qui arrive à se sucer lui-même et qui vient de mettre une photo sur Facebook, où on le voit accomplir avec brio cette prouesse. Mais brusquement, un autre post la surprend encore plus. Il est émis par un type qui s’appelle Charlie : « Déjà que je n’aime pas vraiment que les autres me sucent, me sucer moi-même, beurk !». Eva ouvre les yeux tout grands, en prenant ses joues dans ses mains. La photo du gars sur son profil n’est pas mal. Un brun au sourire ravageur. Il est beau gosse. Elle est stupéfaite qu’un type comme ça ait les fellations en horreur. Dehors, elle entend les sirènes de police. Il doit y avoir une drôle d’atmosphère dans les rues de Paris. Elle n’a pas vraiment envie de sortir. Ses doigts tapent une réponse sur le clavier : «Comment ça vous n’aimez pas être sucé ? Bien curieuse réponse ». Charlie lui rétorque du tac-au-tac : «Pourquoi est-ce une curieuse réponse ? Il y a bien des choses que vous n’aimez pas ; moi, c’est de me faire sucer». Eva sourit. Elle n’en revient pas : «Mais tout le monde aime se faire sucer. Je suis sûre que je pourrais vous faire changer d’avis si vous me laissiez faire». Elle n’en revient pas non plus de sa réaction. Cet échange a quelque chose de surréaliste. Elle ne connait rien de ce type, hormis son visage charmant, et elle est presque en train de batailler pour lui faire une fellation. Sans doute l’effet que cet événement a produit sur elle. Eva est une machine désirante. Elle produit du désir. Elle ne se laisse pas produire en tant qu’objet de consommation du désir des autres. «Vous êtes bien sûre de vous ! Pourquoi devrais-je vouloir me faire sucer par vous ? Je ne vois pas ce que vous pourriez avoir de plus que les autres. Lorsqu’une femme prend mon sexe en érection dans sa bouche, je débande automatiquement».

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Eva ne sait pas dans quoi elle est en train de s’embarquer mais ça l’amuse. Le monde est à feu et à sang. Les obscurantismes de toutes sortes, religieux et non religieux, envahissent le monde en s’en prenant avec une violence inédite à la pluralité des modes de vie et de pensées. Pendant ce temps, elle est presque en train de supplier Charlie de le laisser poser ses lèvres brûlantes de désir sur son mystérieux pénis. « Ce que j’ai de plus que les autres ? Vous êtes un mufle de me répondre cela alors que je suis en train de vous proposer quelque chose que je ne réserve qu’à de rares élus. Ce que j’ai de plus ? Hé bien, si vous décidez de tenter l’expérience, vous le saurez ». Elle espère n’avoir pas été trop brutale, même s’il l’a un peu cherché. Et s’il disparaissait ? Ce serait dommage. Eva sent une violente attirance pour ce garçon. D’habitude, elle ne se comporte pas comme ça avec les hommes. Le sexe, elle en parle plus qu’elle ne le fait. Surtout pour faire rire les copines. Mais là, elle est sous le charme de ce beau brun ténébreux au sourire d’ange. Elle lit sa réponse avec délectation : «Si vous y tenez ? Où est-ce que l’on peut se retrouver ? Je vois que vous habitez Paris. Moi aussi. Je n’aime pas trop qu’on me suce mais par contre j’adore quand une femme me regarde dans les yeux et qu’elle me dit  « Je t’aime » ; ça, ça fait littéralement fondre mon cœur. Vous, est-ce que vous savez ce qu’aimer veut dire ? C’est le titre d’un joli roman de Mathieu Lindon».

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Eva sent une émotion dans son cœur. Dehors, des gens courent, poussent des cris, parlent fort. Elle est bien dans son petit studio, à l’abri des folies du monde. Charlie a l’air d’être un grand romantique. Cela lui plait beaucoup. Il faut absolument qu’elle rencontre ce garçon. C’est  peut-être un de ces hommes que l’on ne croise qu’une fois dans sa vie. Elle n’a rien à perdre. Elle verra bien. Si c’est un con, elle partira sur le champ. « Il y a un rassemblement ce soir à la Place de la République. On s’y retrouve à 19 heures  pile, devant le café SATI. Voilà mon numéro de portable : 06… ». Charlie lui répond qu’il y sera : « Vous me reconnaîtrez. J’aurai un bouquet de sept roses rouges pour vous ». Trop chou. Charlie ne doit pas en avoir vraiment conscience mais il vient de lui remonter le moral. Cette journée peut encore être sauvée. Dans nos sociétés soit disant modernes, tout un ensemble de transcendances nous ravissent à nous-mêmes et enferment notre esprit dans la désolation. Elle se souvient de ses cours de philo à la fac, avec ce prof enthousiaste qui leur faisait étudier Gilles Deleuze. Un de ses bouquins est sur sa bibliothèque. Elle tourne les pages au hasard et tombe sur une citation qu’elle aime bien : « Il y a bien une philosophie de la « vie », chez Spinoza: elle consiste précisément à dénoncer tout ce qui nous sépare de la vie, toutes ces valeurs transcendantes tournées contre la vie, liées aux conditions et aux illusions de notre conscience. La vie est empoisonnée par les catégories de Bien et de Mal, de faute et de mérite, de péché et de rachat. Ce qui empoisonne la vie, c’est la haine, y compris la haine retournée contre soi, la culpabilité ».

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Eva ne ressent aucune culpabilité à aller sucer un mec qu’elle ne connait pas dans une manif rendant hommage à ces gens tués dans l’attentat. L’horreur vient de s’abattre encore une fois sur le monde. Et seule la légèreté dans notre cœur peut encore nous sauver. Sur le net, il y a une caricature avec les dessinateurs de la revue, assis sur les nuages et regardant en bas. Ils sont stupéfaits de voir qu’on leur dédie des messes, des hommages solennels, des minutes de silence dans les écoles alors que de leur vivant ils rejetaient toutes les commémorations. L’un des membres du groupe s’adresse à Dieu et lui demande, comme Il l’a permis à son propre fils, de les laisser revenir un peu sur la terre pour qu’on arrête les conneries à leur égard. Le dessin la fait sourire. La journée passe vite. En début de soirée, Eva se maquille un peu, donne du volume à ses cheveux roux. Et puis, elle fait malicieusement descendre son string jaune fluo le long de ses jambes. Une corde de plus à son arc. Elle sera nue sous sa jupe noire. Eva sait s’y prendre pour rendre un homme fou de désir. Et elle est sûre qu’elle viendra à bout de la résistance sexuelle que lui fait cet étrange Charlie, avec ses gros yeux charmeurs. Dehors, il fait froid. Elle s’engouffre dans le métro et arrive Place de la République. Il y a un monde fou. Partout des bougies, des banderoles de solidarité, des pancartes. Elle reconnait tout de suite Charlie devant le café SATI. Il a les sept roses rouges pour elle et affiche un sourire attendri.

– Vous êtes très belle, dit-il en lui faisant la bise.

– Vous aussi, vous êtes très beau, répond-elle avec une émotion dans la voix.

Il prend sa main dans la sienne et ils marchent dans la foule, comme s’ils constituaient déjà un couple qui se connait depuis longtemps. Eva ne sait pas quoi dire. Alors, elle  ne dit rien, pour être sûre de ne pas se tromper. Juste sentir sa douceur. Son regard plein de tendresse qui se pose sur le sien, éclairé de temps en temps par la lumière des bougies. Le bouquet de fleurs est joli mais encombrant. C’est lui qui va le tenir. Au bout d’un moment, Eva sent le besoin irrésistible de passer à l’action. Elle se met en face de Charlie, en attrapant ses hanches et en le regardant droit dans les yeux.

– « Alors c’est toi le garçon qui n’aime pas qu’on le suce ».

– « Ben oui…»

– «Tu me laisses te faire changer d’avis ? J’ai envie de prend ton sexe dans ma bouche, tout de suite».

– « Ici ? »

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Elle le regarde avec des yeux pervers. Sa main se pose sur son sexe qui se met immédiatement à durcir. Elle sent la fermeté de sa verge à travers son jean et l’attrape à pleine main. Charlie lance un petit sourire gêné mais ne se dérobe pas à l’étreinte. Eva n’aime pas les hommes puritains qui fuient devant le désir, qui rappellent à l’ordre les femmes trop entreprenantes. Charlie est un gentleman. Il accepte poliment d’être l’objet sexuel d’une femme et de se soumettre docilement à ses injonctions.

– « Oui, ici… C’est ma façon de rendre hommage à ce journal qui brisait beaucoup de tabous… Je vais te faire une fellation que tu n’es pas prêt d’oublier… Laisse-toi aller, tu vas aimer ça… Tiens, pour info, je ne porte pas de culotte sous ma jupe… Et ma petite chatte commence à mouiller».

Charlie regarde autour d’eux avec stupéfaction. Eva disparait dans la pénombre. Elle s’agenouille devant lui, frôlée sans arrêt par les jambes des passants. Il y a tellement de monde et il fait si noir que personne ne voit rien. Hormis peut-être les anges. Eva sort le sexe tendu de Charlie et l’engloutit dans sa bouche. Son odeur la trouble. Il a sans doute pris un bain avant de venir. Sa queue est douce et parfumée. Elle laisse dégouliner un immense filet de salive sur la partie qui est encore à l’air libre. Pour donner du plaisir à son amant, il faut qu’elle parvienne à faire une bonne entame de match. Les mains de Charlie caressent ses cheveux et se servent du bouquet de roses pour masquer davantage ce qu’elle en train de lui faire. C’était une bonne idée, les fleurs. Sa langue monte et descend avec volupté le long de sa verge et ses mains caressent très lentement ses testicules, en jouant avec les zones sensibles. Un vent frais souffle sur elle. Les gens continuent de passer autour d’eux, sans se rendre compte de quoi que ce soit. Tendre est la nuit. Eva ne lâche pas l’étreinte. Comme un défi, elle engloutit entièrement la bite gigantesque de Charlie. Elle sent son gland au fond de sa gorge et de longs filets de salive coulent aux commissures de ses lèvres. C’est comme une performance. Elle veut que cette fellation soit la plus belle de sa vie. Elle s’y donne corps et âme. Charlie semble d’ailleurs aimer ça. Eva veut sa victoire. Elle va s’en donner les moyens. Au bord de l’asphyxie, elle est obligée de laisser le pénis de son amant sortir de sa bouche pour reprendre sa respiration, sans pour autant arrêter les caresses. Ses couilles sont pleines de bave. Elle les malaxe à pleine main. De nouveau, elle prend le sexe de Charlie dans sa bouche et sa langue se met à tourner frénétiquement autour du gland violacé. Elle le sent prêt à exploser. D’une main experte, elle le masturbe tout en intensifiant le rythme de la fellation. Charlie a les pieds qui tremblent. Eva aime sentir le plaisir dans sa chair. Son sexe est aussi en ébullition. Un petit ruisseau coule entre ses cuisses. Elle a envie de lui. Ça sera pour plus tard. Elle accélère les mouvements de sa langue. Sa main aussi va plus vite. Elle veut qu’il jouisse dans ses lèvres. Elle veut s’enivrer de son sperme. Et elle arrive à ses fins. Charlie se plie en avant, en proie à un fulgurant orgasme, et éjacule violemment dans sa bouche. Elle sent un liquide chaud, chaleureusement amer, couler dans son palais, et l’avale goulûment.

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Comme si de rien n’était, elle se redresse discrètement et recoiffe ses cheveux. Charlie est tout rouge. Il la regarde avec des yeux ébahis.

– «Pour quelqu’un qui n’aime pas se faire sucer, on peut dire que tu as plutôt apprécié ma petite gâterie », lui fait-elle avec un sourire coquin.

 Charlie se colle à elle et embrasse ses lèvres encore humides. Eva apprécie qu’il ne soit pas répugné par cette bouche qui a su lui donner tant de plaisir.

– «Quand je pense que tu as gobé cette histoire ! Ben oui, je t’ai dit que je n’aimais pas me faire sucer mais c’est une blague…Je plaisantais tout autant que toi, ma chère Eva… En ces temps sombres, qu’est-ce qu’il nous reste à part les rires, notamment les rires irrévérencieux… Mais c’est génial que tu m’ais cru… J’ai adoré ce que tu viens de me faire… J’aimerai te rendre la pareille mais ici, ça va être compliqué… Ils ne sont peut-être pas tous aussi C. Hebdo qu’ils prétendent l’être».  

Eva sent que le ciel lui tombe sur la terre. Là où ils sont, les Charb, Cabu, et tous les autres doivent être morts de rire. Comment a-t-elle pu se faire attraper de cette façon ? En même temps, ce garçon est tellement mignon qu’elle a du mal à lui en vouloir. Ça lui a plu de pouvoir donner autant de plaisir à un homme aussi charmant. Juste pour la forme, elle lui arrache le bouquet de roses des mains et lui met des coups très doux sur la poitrine.

– « Salaud, salaud, salaud !! Tu t’es fichu de moi !!  Tu m’as menti sur toute la ligne !! »

– « Non, pas sur toute la ligne…Il y a une chose de vraie dans ce que je t’ai dit…C’est que j’adore quand une femme me regarde avec des yeux pleins d’amour…Comme tu es en train de me regarder toi, là, en cet instant précis ».

Pendant que le vent fait valser leurs cheveux et que les flammes des bougies tourbillonnent autour d’eux, Eva se penche sur le visage de Charlie et y dépose un tendre baiser.    

Yannis Z

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