Publié dans Littérature

Tous les goûts sont dans la nature

A propos de Odile Bréhat, La maisonnette dans la prairie (2015)

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L’idée de faire une parodie érotique de la petite maison dans la prairie est un pari osé qu’Odile Bréhat gagne haut la main. Fan de la série, elle a su en restituer l’esprit tout en créant des ambiances torrides inspirées par certaines zones grises des personnages. Laure vient de perdre son mari dans des circonstances tragiques. Pris au piège d’un arbre qu’il tentait d’abattre, il sera dévoré par les loups : « Il comprit alors à ses dépens toute la cruauté dont était capable l’être humain. Il hurlait de douleur à chaque effort fourni pour se libérer du piège végétal, mais rien n’y faisait. Des échardes lui ouvraient le bras, certaines s’étaient plantées férocement dans son biceps et il sentit qu’il saignait à flot dans la gorge béante du noyer séculaire ». Si lors du vivant de son mari, elle restait avec lui dans un rapport puritain, son absence lui fait prendre conscience des frustrations sexuelles qui l’habitent depuis longtemps.

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Ce sera Marion, sa sœur aveugle, et son mari Abdel, également non voyant, qui l’amènent à rompre avec ses réflexes puritains et aller vers la recherche des plaisirs. Ils l’emmènent se baigner nue dans la rivière et en contemplant le corps du mari de sa sœur, Laure est transportée par le désir : « À l’instant, Abel avait approché son visage de son pubis et elle prit la sage décision de fermer les yeux pour ne pas rompre le charme des sensations qui naissaient au creux de ses reins. Si Abel et Marion étaient aveugles, il était équitable qu’à son tour elle ne voie rien. Elle laissa alors tous ses autres sens prendre la relève et fut émerveillée par chaque souffle, chaque touche, chaque contact qu’Abel lui prodiguait ». On pourrait en rester là mais ce n’est pas compter sur l’apparition intempestive d’autres personnages, tels que la chaleureuse Lizzy ou bien le révérend, qui s’invitent à la partie de jambe en l’air. Celle-ci vire très vite à l’orgie et chacun en prend pour son grade avec la plume affutée d’Odile Bréhat… y compris le chien !!!

Yannis Z.

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