Publié dans Littérature

Le plaisir est dans le jeu

A propos de Daniel Nguyen, Le point Jean

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Si l’on connait relativement bien le point G, notamment depuis la BD « L’amour propre » de Martin Veyron, on a beaucoup moins entendu parler du point Jean (qui a le mérite d’avoir le même prénom que quelqu’un que je connais bien). C’est chose faite avec le néologisme créé par les ébats fusionnels entre Iwe et Marcelo. Ce dernier l’a embauchée dans sa société et en quatre ans, cette jeune femme à la beauté capiteuse est devenue sa plus proche collaboratrice. D’emblée, Daniel Nguyen suggère la relation clandestine – qui est une des constantes de toute son œuvre littéraire : « J’aime cette relation hors norme que nous nourrissons, accompagnée de cette clandestinité à proximité du danger ». Tout le plaisir de la liaison est dans le jeu, que cela soit au niveau de la séduction ou bien des moments dérobés à la vie conjugale apaisante et sécurisante de Iwe. Ce n’est pas un hasard si nous avons rendu hommage à cette dimension du travail littéraire de Daniel Nguyen à la fin de notre roman Le périple des hommes amoureux (Casa Express, 2015).

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Avec Marcelo, Iwe est dans l’aventure, l’inconnu. Il l’emmène vers l’insoutenable légèreté des plaisirs. Pour fêter leurs quatre ans de rencontre, le couple s’envole pour un safari en Tanzanie. Lors du passage en douane, Marcelo est contraint de montrer devant tout le monde le cadeau qu’il réservait à Iwe : un énorme godemichet qui sera baptisé par le prénom de son mari : « Dans l’avion, je lui avais confié que je voulais l’appeler du prénom de mon mari, Jean. Il avait accepté avec un sourire pervers en me servant cette tirade pour approbation : « Jean nous accompagnera dans les airs ! ». Un nouveau jeu peut commencer. Iwe a trouvé un équilibre entre la quiétude de son mari et les élans de son amant. L’un sera présent à ses côté en acte et l’autre par la virtualité du godemichet.

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Lors du safari, Marcelo l’amène dans une montgolfière en jouant avec son vertige. Pendant qu’elle contemple les bêtes sauvages dans la brousse, il commence à enfoncer Jean en elle alors qu’ils sont dans les airs. Le septième ciel est à portée de main. Le sexe virtuel du mari et celui en chair de son amant pénètre dans le corps d’Iwe comme « deux frères siamois », comme les notes multiples d’une musique effrénée qui prend possession de ses sens. Les plaisirs multiples seront au rendez-vous dans ce voyage clandestin, magistralement décrit par la plume d’un auteur talentueux.

Jean Zaga     

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