Publié dans Littérature

Le sexe des anges, le sexe des démons, le sexe des éditions Artalys  

 
A propos de Erika Sauw, La planète du sexe, Editions Artalys, 2014.
planète
 
Si l’on a déjà cité mes travaux de recherche dans des textes académiques, c’est par contre la première fois que l’on fait un clin d’œil amical à mes productions littéraires au sein d’une nouvelle érotique. Merci  Erika Sauw !! En lisant La planète du sexe, ta dernière nouvelle, j’ai été heureux de voir que la scène de la boite de nuit dans Tu as le sexe d’un ange, où Daniel rencontre Leïla, a des affinités électives avec le point de départ de cette belle histoire que tu nous raconte là. Ben oui, le Mathieu au sexe disproportionné qui est avec ses potes au Cap d’Agde, j’ai déjà lu ça quelque part… Je n’en dirai pas plus !!! Cela montre en tout cas que les éditions Artalys, fondée en 2011 dans le nord de la France par un homme amoureux des livres, des mots, du plaisir des sens et des grandeurs de l’imaginaire romantique, commencent à avoir une pléiade d’auteurs qui se connaissent, s’apprécient, se citent implicitement ou explicitement.  Serge, c’est ton anniversaire aujourd’hui !!! Cette chronique est pour toi, avec toute mon amitié. J’espère qu’elle te plaira ; et qu’elle plaira aussi à Erika Sauw, l’un des écrivains poumons d’Artalys. La nouvelle commence donc en boite. Mathieu, un jeune ado, drague l’innocente Julie, une jeune fille qui n’a encore jamais fait l’amour avec un garçon. Il profite de sa fragilité, en étreignant son corps dans les lumières multicolores : « Elle était enivrée par la musique et les lumières, par les sensations que lui procuraient les caresses de Mathieu. C’était la première fois qu’elle s’abandonneraient ainsi dans les bras d’un garçon, et pour le moment elle ne pensait qu’à faire durer cette valse des émotions ». Une fois sortie de boite, l’ange se transforme en démon. Mathieu sort son sexe en érection et demande à Julie le prendre dans sa main. Alors qu’il est à deux doigts de la violer, une lumière blanche surgit dans le ciel et fait disparaître le jeune homme. Celui-ci se réveille dans un paysage futuriste, au sein duquel brille un soleil rougeâtre. Il a été enlevé par Keanima, une femme extra terrestre aux allures humaines, qui l’a emmené sur sa planète. En caressant son phallus, elle lui explique qu’il a été enlevé et amené ici pour donner du plaisir aux femmes. Mathieu a l’impression de rêver ; d’autant plus que les créatures qui l’entourent sont toutes plus belles les unes que les autres. Mais très vite, il va désenchanter lorsque  Keanima lui explique que son rôle est uniquement de la faire jouir et qu’en dehors de cela, il sera traité comme un animal dans ce monde où ce sont les femmes qui dominent. Il est même stupéfait de terreur lorsqu’il découvre à la télévision les images barbares de l’actualité. Mathieu est dans une société violente, où la vie n’a pas vraiment de valeur et où les guerres entre populations produisent d’immenses charniers montrés sans aucune inhibition sur le petit écran.  Mathieu comprend très vite la situation, surtout après avoir testé l’autorité violente de sa maîtresse : « Il se sentait blessé d’obéir à une gonzesse, mais il n’était pas prêt d’oublier la leçon qu’il avait reçue. Il valait mieux ravaler sa fierté de mâle que de connaître une nouvelle fois cette torture ». Très vite, sa maîtresse se rue sur son sexe énorme et utilise le corps de cet homme comme un sex toys constitué de chair, qui l’emmène au 7ème ciel. Mathieu satisfait les désirs sexuels de  Keanima sous les yeux de sa jeune fille, qui a également très envie de lui. L’intensité des jouissances qu’il connait en faisant l’amour lui fait oublier sa condition. Peut-être que le jeu en vaut la chandelle : « Se taper en même temps la mère et ses filles ! Ca valait bien une soumission absolue. S’il aurait fallu, il leur aurait léché les pieds ». En même temps, plus les jours passent, plus il sent les limites de ce qu’est devenue sa vie. Les femmes qu’ils fréquentent ne le voient que comme un objet sexuel. Il n’y a aucun relent de tendresse, aucune considération altruiste à son égard. Il n’y a pas non plus d’envie chez ces femmes de lui donner du plaisir. Alors qu’il ose demander à l’une des filles de sa maîtresse de lui faire une fellation, celle-ci le regarde avec des yeux étonnés en lui demandant csi cela est susceptible de la faire jouir. Derrière cette histoire fantastique, aux rebondissements multiples, Erika Sauw développe une belle réflexion sur le sexisme et le machisme des hommes. Tu veux tirer un coup, Mathieu ? Tu veux prendre ton pied avec plein de nanas ? Tu veux être transporté dans un monde de fantasmes ? Ton vœu a été exaucé… 
Serge, encore une fois, un joyeux anniversaire !!! Plein de bonnes choses dans ta vie !!!
Jean Zaga  
artalys

 

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