Publié dans Cinéma

L’étrange festival – Paris 2009

 

Gros week end à Paris, avec notre ami Nicolas NSB, qui vient de finir son nouveau court métrage (nous en parlerons lors d’un prochain article). Entre conférences (je garde un super souvenir du 10e congrès de l’association française de science politique à Grenoble) et visite à la famille, on a eu le temps d’aller voir des films le soir au Forum des images. On avait déjà préparé le terrain, à la maison, pour être bien dans l’ambiance du cinéma bis de l’Etrange festival. On s’est fait quelques films comme le génial « L’autre enfer » de Bruno Mattei et Claudio Fragasso, filmant l’enquête d’un prêtre détective (Da Vinci code n’a rien inventé) dans un couvent où des nonnes se font trucider. On a vu aussi de bons films fantastique ou horreur du style « nightmare à dayton beach », « dementia 13 » (le premier film de Coppola datant de 1963), « la morsure de la veuve noire » (avec Coralie) ou « Butcher boy » de Neil Jordan, sans parler de « Baise moi » de Virgninie Despentes et Coralie, petit bijou du film noir adapté du roman trash et avec une BO d’enfer. Bon, vendredi soir, on a bien commencé avec « Amoklauf » (1993) de Uwe Boll (Bloodrayne, Postal). Le film, vu dans la salle 50 (petite salle avec datacho), raconte l’histoire d’un serial killer prôche de l’insensibilité de « L’étranger » d’Albert Camus, avec un fond de Schoppenhauer. « Je tue des gens pour bien détruire tout espoir en moi, pour me dire que la vie ne vaut pas la peine d’être vécu ». Voilà le ton sur lequel démarre le film. Au départ,  je me suis dit que bon si c’est pour voir un truc morbide à connotation expérimentale c’était pas la peine. Puis ensuite le film prend une autre allure et j’ai beaucoup aimé. Y’a des scènes d’auto-dérisions, montrant le tueur en train de regarder à la télé une exécution public en mettant un fond sonore de jazz et faire suivre cela d’une émission style « Qui veut gagner des millions ». Ou bien la scène hilarante où il regarde un film x à la télé et où on sonne de manière insistante à la porte. Le type ouvre la porte sans se demander qui c’est, poignarde la fille qui tapait, puis la laisse mourir dans son salon, en prenant bien soin de remettre en place le tapis du salon et en regardant la fin du film. Bref, des idées pas mal. Ensuite on a vu « The proposition » (2005) de John Hillcoat, dans la grande salle 500, avec écran géant et super son. c’est un western sombre et violent, superbement accompagné par une BO de Nike Cave. Ensuite, on a fini avec ce qui est pour moi le coup de coeur de ce festival « Embodiment of evil » (2008) de José Monica Marins; un film de vampire brésilien complétement déjanté et bien gore. Des passages dans une athmosphère gothique (la scène avec la croix est superbe, tout comme les passages dans le caveau du vampire, avec une musique géniale). Il y a un superbe travail psychologique sur le personnage principal, le vampire vieillissant, qui revoit défiler sa vie, avec des spectres et des remords qui reviennent le hanter. Bref, de quoi nous faire apprécier la pizza qu’on s’est mangé à 1heure du matin près des Halles.

Le lendemain, pareil, 3 films. On a commencé par « Moon » (2009) de Duncan Jones, le fils de David Bowie, film de science fiction sans plus inspiré par « 2001, l’odyssée de l’espace » de Kubrick. Après, Nicos NSB a vu « District 9 » en avant première et moi je me suis rabbatu sur « Le cas de l’apprenti bourreau » (1969 ) de Pavel Juracèk, montrant une adatation des voyages de Gulliver dans une Tchécoslovaquie en proie à la tyrannie. Film superbe, en noir et blanc, avec une musique plannante. C’est est un beau mélange entre Fellini et Orson Wells. L’image de ce souverain, derrière lequel ne se cache que le pouvoir symbolique et non pas la force proprement dîtes, m’a bien plu. Et pour finir un film japonais « Osen la maudite » (1973) de Noboru Tanaka, qui a travaillé avec Immamura. Paysage et musique splendides. Même si le film aurait pu verser dans le drame (cela raconte l’histoire d’une geisha déchue qui sombre dans l’alcool et dans la prostitution de rue mal famée), on a quand même en prime une bonne petite touche d’humour. Là encore, on a bien apprécié notre pizza, après les projections, les ballades dans un Paris nocturne (« I love Paris) et les courses dans les boutiques de cd et dvd…vivement l’année prochaine !!!!

     

Un commentaire sur « L’étrange festival – Paris 2009 »

  1. Tu as raison, les pizzas étaient les bienvenues, même avec du sommeil en retard.😉
    J’espère que le brésilien José Mojica Marins verra prochainement son oeuvre éditée enfin en dvd, en France. Ca vaut largement le détour et son cinéma mérite de rencontrer un plus large public que celui des festivals.
    En tout cas, je le rendez-vous est pris pour l’an prochain.

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