Publié dans Cinéma

Mickey ROURKE, The wrestler

Ce week end, on a vu le dernier Mickey Rourke. C’est un acteur dont on avait adoré la préstation dans des films tels que « L’année du dragon » ou « Rusty James ».  Cela fait plaisir de le voir revenir dans ce petit bijou réalisé par Darren Aronofsky. Le film raconte l’histoire d’un catcheur assez connu mais un peu précaire (un peu à l’image du boxeur de « Homeboy »), qui va faire un infractus après un combat particulièrement violent. Le film démarre en montrant la carrière de « Jam », qui s’étale sur plus de vingt ans. Le type a dépassé la quarantaine mais a du mal à décrocher, tant avec les plaisirs intenses du ring qu’avec la préparation du show (la musculation, le brooshing, les uv, puis l’entrée sur le ring avec la musique et les applaudissements). Et après son arrêt cardiaque, il cherche à se raccrocher à autre chose, à sa fille qu’il a pas vu depuis des années, à un amour difficile, à un boulot sans inérêt. On l’aura bien compris, on est pas loin de la société du spectacle. La caméra suit l’acteur de dos, quand il rentre sur le ring, quand il rentre dans la boite de strip tease où bosse sa copine, quand il va voir sa fille, quand il rentre dans le petit local poisseux où il va exercer ses fonctions de vendeur. Tout ça est prodigieux. Le personnage de Mickey Rourke n’est pas éloigné de celui de la vieille dame de « Requiem for a dream », qui veut passer à la télé et s’accroche à la spéctacularisation de soi, au prix même de sa propre vie. C’est sans doute cela la thématique première de « The Werestler ». Avoir quelque chose dans sa vie, qui lui donne sens. Avoir un sens à sa vie autre que celui de la chronologie qui mène de la naissance à la mort. Il y a quelque chose pour  ce catcheur qui est plus important que tout, que sa fille, que l’amour. Il est prêt à tout donner, à tout sacrifier pour les plaisir épprouvés sur le ring. Avoir un sens à sa vie peut avoir parfois un coût terrible. Le film attire l’attention sur ces passions qui peuvent donner une élévation à notre existence et être capables en même temps de nous détruire de la façon la plus brutale qui soit.    

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2 commentaires sur « Mickey ROURKE, The wrestler »

  1. Film magnifique, émotion poignante et un acteur qui nous touche direct au coeur. ‘The Wrestler’ s’attaque à la mémoire du spectateur : évocation des années ’80, grandeur d’un acteur alors au sommet de son art. Même la bande son nous y invite (Bruce Springsteen, mais aussi les Guns ‘n’ Roses sont là, dans le soundtrack et jusque dans les remerciements du générique de fin). Mais plus que la nostalgie, c’est un destin qui intéresse Darren Aronofsky. Celui de son acteur/personnage principal ainsi que de tous ceux qui croisent sa route sans jamais pouvoir l’accompagner dans la durée.
    Et à un niveau plus personnel, ça nous rappelle de bons souvenirs tout ça, quand dis-tu ? 😉

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