Archives pour septembre 2009

Gilles Deleuze, Félix Guattari, biographie croisée, de François Dosse

septembre 28, 2009

François Dosse est connu pour ses livres sur l’histoire du structuralisme et sur les Annales ou bien sur Michel de Certeau ou Paul  Ricoeur. Nous venons de finir sa monumentale biographie sur Deleuze et Guattari, paru en septembre 2007. Nous avons beaucoup appris sur le processus d’écriture de ces deux auteurs importants, à partir des entretiens mais aussi du dépouillement d’archives effectué par François Dosse. La manière dont l’auteur parle de la rencontre entre Félix Guattari et Gilles Deleuze en juin 1969, des réunions de travail qui ont produit L’Anti-oedipe en 1972 sont saisissantes. On voit qui a trouvé tel ou tel concept, et comment les deux auteurs ont mis en commun les choses pour produire un ouvrage qui est écrit à deux mains, un peu comme un morceau de piano joué par deux personnes. Guattari était le « trouveur de diamant » et Deleuze « le tailleur » (p. 18). La richesse de l’ouvrage se trouve dans la contextualisation qui est faîtes de la trajectoire biographique et intellectuelle des deux auteurs. On se trouve plongé dans des événements tels que mai 68, les cours de Vincennes, les événements de la fin des années 70 en Italie, la polémique avec les nouveaux philosophes ou la controverse avec Badiou, la candidature de Coluche aux présidentielle, les séjours de Guattari et Deleuze aux Etats-Unis. Le pluralisme de la pensée deleuzo-guattarienne est mis en avant, avec l’idée de cette « culture de l’hétérogénéité » et des « multiplicités » dont parlaient les deux auteurs. On peut regretter certains faits importants absent de ce colossal travail, notamment la controverse avec Jürgen Habermas (dont Qu’est-ce que la philosophie a fait la critique cinglante)  ou bien les rapports avec Claire Parnet, avec qui Deleuze a écrit Dialogue. Il n’en demeure pas moins que ce travail biographique éclaire sociologiquement et historiquement une œuvre philosophique d’une profonde envergure, que l’auteur a su mettre en avant. On a recopié ci dessous un des plus beaux passages de ce livre, racontant une soirée au cours de laquelle Deleuze, qui ne supportait pas les sociabilités trop importantes et les mondanités, était venu retrouver Guattari chez lui :

 

« Lors de la longue dépression que traverse Guattari dans ces années d’hivers, Deleuze est là, présent : « Deleuze épuisé, ne respirant pas, m’appelle et me demande ce que je fais ce soir. Je lui réponds que je vais regarder la coupe d’Europe de foot parce que je suis dingue de sport. Deleuze me dit : « Je vais à une fête chez Félix, il faut être auprès de lui ». Je m’y suis rendu…Félix complètement hiératique, assis par terre regardant la télé, la finale de foot justement, et à ses côtés Gilles, qui aurait sans doute donné un doigt de sa main pour ne pas être là, devant le foot, à cette fête, lui pour qui être avec deux personnes était déjà une foule » (propos de Michel Butel, entretien avec Virginie Linhart et cité dans le livre de F. Dosse).

 

Jean Zaganiaris

La voie humide de Coralie Trinh Thi

septembre 28, 2009

L’ouvrage de Coralie Trinh Thi « La voie humide » est superbe d’un double point de vue. Tout d’abord au niveau de la forme. Les illustrations, que ce soit la photo de Coralie ou bien les tarots, sont très belles. Les citations, dont beaucoup font référence au Cure ou à Sister of mercy, sont également très pertinentes. Ensuite, au niveau du fond. Les aspirations libertaires de Coralie, racontant ses expériences, que cela soit comme punkette anarchiste en train de se chercher, comme actrice du porno, comme précaire du système néo-libéral, comme passionnée de musique et de concert de groupes alternatifs, comme co-réalisatrice avec Despentes de « Baise-moi », comme amoureuse toujours déçue, passant dans un style à la Bridget Jones ou à la nouvelle Eve (Karin Viard) d’une aventure à une autre (son morale est remonté à bloc par Jodorowski). Tout cela est – pour reprendre une formule que Deleuze appose à la pensée de Proust- une toile d’araignée où tous les points, les angles, les lignes de bifurcation se regroupent autours du principe de liberté, liberté d’être soi, sans culpabiliser et sans avoir à se justifier face aux autres.

 

En effet, ce livre est un plaidoyer pour les idées libertaires et pour le pluralisme des modes de vie et de pensée. L’ombre de Proust, de Baudelaire tout comme celle de Rimbaud sont présentes dès les premières pages du livre, où Coralie parle du rapport entre les expériences de la vie, le dérèglement des sens et l’offrande des corps à quelque chose qui les dépasse (p. 11). La littérature, la philosophie, les lectures ne sont pas pour elle des moyens de s’évader, de fuir la vie mais au contraire des « mondes » permettant de « voir » et de « comprendre » la réalité avec une conscience élargie : « Ce que je lis existe autant pour moi que ce que je vois, ou vis » (p. 22). On sent d’ailleurs un vif intérêt pour la littérature du XIXe, dont le livre importe les principales thématiques dans un monde contemporain où vibre la musique des Cure et Joy Division : «  Le XIXe siècle m’hypnotisait. Le mal de vivre, l’absurdité du monde, l’effondrement des valeurs religieuses et morales, de l’amour et de l’esprit même, l’exploration des passions et des sens par les drogues et le sexe…Les romantiques parlaient la même langue que moi » (p. 49). Livre aussi très marqué des idées de Nietzsche, notamment de la Généalogie de la morale plaidant pour aller par-delà le Bien et le Mal (p. 272-273). C’est bien le plaidoyer pour le pluralisme des modes de vie libertaires et immanents qui est le fil conducteur de ces 781 pages, écrite comme un exorcisme, comme une volonté de faire sorti presque en un jet quelque chose de sombrement lumineux, enfoui dans un coin reclus de l’âme. La liberté de choisir (si chère aussi à Isaiah Berlin), de croire et d’adhérer à des valeurs qui sont les nôtres au lieu de se les voir imposer par autrui (idée aussi très chère à Virginia Woolf), d’aller vers les pratiques qui sont les nôtres et non celles du groupe, que ce soit dans le domaine des goûts artistiques, des engagements politiques ou de la sexualité. Cela ne veut pas dire d’aller vers un individualisme autarcique. Coralie précise bien que « plus je me nourrissais de nouvelles influences, plus je pouvais devenir moi » (p. 71). Il s’agit plutôt « d’expérimenter », au sens que Deleuze donne à ce terme, des états de fait, des situations face auxquels on est confronté.

 

 

 

 

Cette expérimentation conforte et construit de manière immanente ce que sera notre personnalité, et empêche que ce soit les autres qui le fassent à notre place, notamment quand on passe de l’embrigadement scolaire à l’embrigadement du monde professionnel sans avoir pris le soin de se demander qui on est et qu’est-ce que voudrait faire. Coralie revient avec beaucoup de lucidité sur son engagement adolescent et sur son look punk : «Mon apparence provoquait toujours autant d’intérêt. Je ne m’en formalisais pas. Un look n’est pas un simple caprice d’adolescent. Affronter les regards ironiques des autres demande beaucoup de courage. C’est sans doute la première manifestation contrôlée de sa différence. Bien que le jeune ait une fâcheuse tendance à être différent à plein – affirmer sa singularité …en copiant un modèle ! – il affirme ainsi ses convictions musicales, culturelles ou politiques…Un look extrême implique certainement une âme bien trempée. Et l’âme reste fixée dans le corps, bien après la disparition du look». Cette expérimentation a lieu aussi dans le domaine de la sexualité et du corps. Coralie raconte ses expériences dans le porno, où elle découvre ce que signifie être en contact avec un ou des corps devant une caméra. Les passages, s’ils ne tombent pas dans l’amertume et dans la noirceur d’une Rafaëlla Anderson, semblent néanmoins verser parfois dans une certaine romantisation. Ok, on peut adhérer à la déshomogénisation du porno. Il est faux de dire que pour le porno, on en a vu un on les a tous vu. Coralie montre qu’il y a des différences entre les films de John B. Root, Andrew Blake et John Love. Le porno, c’est comme les westerns peut-on dire : les westerns de John Ford avec John Wayne sont différents de ceux de Sergio Léone avec Clint Eastwood. Ok, ça on rejoint. Par contre, on  a du mal à suivre les narrations de Coralie parlant de ses orgasmes sur les plateaux de tournage et de l’éclate, voire de l’excitation, que l’on ressent à s’exhiber (type p. 140 etc). De ce point de vue, on est plus convaincu (intellectuellement parlant) par les écrits d’Ovidie à ce sujet dans son Porno Manifesto, où on voit une véritable objectivation du métier de hardeuse digne d’un mémoire de recherche universitaire. Mais peu importe. D’ailleurs, on suit entièrement Coralie dans les pages 158 et suivantes, où elle insiste sur la nécessité de confronter la réalité de l’acte avec les représentations que l’on sent fait. Tout comme on peut être intéressé par les critiques qu’elle adresse au milieu, notamment lors des derniers tournages. L’essentiel n’est pas de discuter ce qui nous semble réel ou pas. Pour nous, ce qui est marquant c’est ce plaidoyer pour la liberté d’être soi (p. 492), c’est cet amour pour la liberté et le pluralisme, qui fait voler en éclat toute idée de « tolérance » : «Je n’aime pas ce mot. J’étais ouverte. En grand. La tolérance, c’est un truc de tafiole qui se pose en juge, mine de rien. Je ne voulais pas tolérer les différences des autres, j’espérais les aimer. Et rien de ce que je faisais n’était mal, je ne transgressais que des interdictions morales. J’étais contre la morale. » En même temps, être contre la morale ne signifie pas pour Coralie n’avoir aucune éthique. Voilà sa réponse à un de ses potes qui lui reproche d’être trop tolérante et de tout accepter au nom de la liberté sexuelle : « J’étais choqué par ces amalgames : bien sûr que non j’étais contre la pédophilie ou la zoophilie. Si je n’avais aucune limite morale, j’avais le respect de l’autre – et de moi-même. Tous les actes sexuels librement consentis entre majeurs devaient être respectés. C’est si évident pour moi ! […]  Pour la scatologie, je trouvais ça ignoble, et je ne le ferai jamais. Mais si d’autres jouissent de se faire caca dessus, je n’avais rien à y redire, du moment qu’on ne m’obligeait pas à le faire. Cela s’appelle la liberté sexuelle. ». Son interlocuteur la critique vivement là dessus : «  Je ne me rendais pas compte, la liberté sexuelle c’est n’importe quoi, est-ce que j’imaginais sérieusement un monde où tout le monde baiserait avec tout le monde, tout le temps ? Lui n’en voulait pas. J’étais effondrée : les gens ne comprenaient même plus ce qu’était la liberté, ils ne la concevaient que comme une obligation de faire l’inverse […] Il semblait convaincu de ce qu’il disait. Il fallait que la loi soit tyrannique parce que les gens passeraient ses limites» (pp. 179-180 ; voir aussi pp. 303-306 et pp. 414-416). Voilà à quoi s’oppose Coralie, à cette tyrannie moralisante qu’un certain nombre de personne exerce sur les autres, au nom d’une vision moniste et réductrice de la liberté, de la morale, de l’ordre, des valeurs. Ces gens là sont la plaie de toute société (d’autant plus qu’ils sont souvent majoritaires) car ils empêchent le pluralisme (même un pluralisme éthique et non relativiste) d’exister. Coralie explose très pertinemment les théories anti-porno de certaines féministes qui ont une idée figée et normative de ce qu’est la dignité de la femme, en parlant avec condescendance de ce qu’est le respect : « Le seul respect est le respect du choix de l’autre. Sans jugement : car c’est le comble de la stupidité et de la prétention, de se croire plus apte qu’un autre à juger ce qui est bon pour lui. On peut se moquer du sens de la dignité de cet autre, tant qu’on a pas compris que la seule dignité est dans la fidélité à soi-même…et que pour cette raison il n’y a pas deux dignités identiques. Ceux qui se croient dignes parce qu’ils respectent la morale dominante sont loin de l’être à mes yeux. Confier sa dignité à la morale dominante, n’est-ce pas se soumettre aux normes culturelles, au prêt-à-penser, à la pression sociale ? » (p. 272, voir aussi p. 344).  

 

Coralie insiste sur le rapport entre subjectivité et réalité (p. 86, p. 221) : la réalité sociale, que cela touche à la morale ou aux normes, est perçue à travers une hétérogénéité de subjectivité qu’il s’agit de laisser libre d’avoir leur propre vérité sur les choses (en dehors de toute volonté d’encodage normatif diraient Deleuze et Guattari, dont Coralie est très proche à ce niveau). Comme l’avait dit Nietzsche, la culpabilité est notre plus grand ennemi, notamment la culpabilité que nous fait ressentir la pression sociale (p. 321). D’ailleurs, croire au Bien et au Mal ne rend pas forcément bon et n’implique pas que l’on soit en paix avec soi-même. Il est effarant de voir la hargne, la persévérance, voire la haine, avec laquelle tous les prescripteurs de morale se battent pour imposer publiquement leur vision, y compris par la force, la violence et le meurtre. Coralie parle de la croisade que l’on a mené contre le film « Baise moi », tiré du roman de Despentes (p. 507 et s, voir surtout pp. 526-529) : « Il fallait rester debout. Même dans la boue qu’on nous jetait au visage. Si nous n’avions pas été deux, si unies, nous n’aurions jamais tenu la pression. Je répétais sans cesse : Tout ce qui ne te tue pas te rend plus fort » (p. 513).

 

Le livre de Coralie est profondément deleuzien. Il va très loin dans l’immanence inhérente à la vie, à travers laquelle une liberté de choix peut réellement exister. En écrivant sur lui, on a plus voulu dire ce que l’ouvrage nous a fait, lorsqu’il est venu se « brancher » avec la singularité de notre vie à nous, que de chercher à l’expliquer ou dire comment il aurait dû être écrit (p. 713, où là encore on trouve quelque chose de proche de Deleuze).    

Jean Zaganiaris           

L’étrange festival – Paris 2009

septembre 16, 2009

 

Gros week end à Paris, avec notre ami Nicolas NSB, qui vient de finir son nouveau court métrage (nous en parlerons lors d’un prochain article). Entre conférences (je garde un super souvenir du 10e congrès de l’association française de science politique à Grenoble) et visite à la famille, on a eu le temps d’aller voir des films le soir au Forum des images. On avait déjà préparé le terrain, à la maison, pour être bien dans l’ambiance du cinéma bis de l’Etrange festival. On s’est fait quelques films comme le génial “L’autre enfer” de Bruno Mattei et Claudio Fragasso, filmant l’enquête d’un prêtre détective (Da Vinci code n’a rien inventé) dans un couvent où des nonnes se font trucider. On a vu aussi de bons films fantastique ou horreur du style “nightmare à dayton beach”, “dementia 13″ (le premier film de Coppola datant de 1963), “la morsure de la veuve noire” (avec Coralie) ou “Butcher boy” de Neil Jordan, sans parler de “Baise moi” de Virgninie Despentes et Coralie, petit bijou du film noir adapté du roman trash et avec une BO d’enfer. Bon, vendredi soir, on a bien commencé avec “Amoklauf” (1993) de Uwe Boll (Bloodrayne, Postal). Le film, vu dans la salle 50 (petite salle avec datacho), raconte l’histoire d’un serial killer prôche de l’insensibilité de “L’étranger” d’Albert Camus, avec un fond de Schoppenhauer. “Je tue des gens pour bien détruire tout espoir en moi, pour me dire que la vie ne vaut pas la peine d’être vécu”. Voilà le ton sur lequel démarre le film. Au départ,  je me suis dit que bon si c’est pour voir un truc morbide à connotation expérimentale c’était pas la peine. Puis ensuite le film prend une autre allure et j’ai beaucoup aimé. Y’a des scènes d’auto-dérisions, montrant le tueur en train de regarder à la télé une exécution public en mettant un fond sonore de jazz et faire suivre cela d’une émission style “Qui veut gagner des millions”. Ou bien la scène hilarante où il regarde un film x à la télé et où on sonne de manière insistante à la porte. Le type ouvre la porte sans se demander qui c’est, poignarde la fille qui tapait, puis la laisse mourir dans son salon, en prenant bien soin de remettre en place le tapis du salon et en regardant la fin du film. Bref, des idées pas mal. Ensuite on a vu “The proposition” (2005) de John Hillcoat, dans la grande salle 500, avec écran géant et super son. c’est un western sombre et violent, superbement accompagné par une BO de Nike Cave. Ensuite, on a fini avec ce qui est pour moi le coup de coeur de ce festival “Embodiment of evil” (2008) de José Monica Marins; un film de vampire brésilien complétement déjanté et bien gore. Des passages dans une athmosphère gothique (la scène avec la croix est superbe, tout comme les passages dans le caveau du vampire, avec une musique géniale). Il y a un superbe travail psychologique sur le personnage principal, le vampire vieillissant, qui revoit défiler sa vie, avec des spectres et des remords qui reviennent le hanter. Bref, de quoi nous faire apprécier la pizza qu’on s’est mangé à 1heure du matin près des Halles.

Le lendemain, pareil, 3 films. On a commencé par “Moon” (2009) de Duncan Jones, le fils de David Bowie, film de science fiction sans plus inspiré par “2001, l’odyssée de l’espace” de Kubrick. Après, Nicos NSB a vu “District 9″ en avant première et moi je me suis rabbatu sur ”Le cas de l’apprenti bourreau” (1969 ) de Pavel Juracèk, montrant une adatation des voyages de Gulliver dans une Tchécoslovaquie en proie à la tyrannie. Film superbe, en noir et blanc, avec une musique plannante. C’est est un beau mélange entre Fellini et Orson Wells. L’image de ce souverain, derrière lequel ne se cache que le pouvoir symbolique et non pas la force proprement dîtes, m’a bien plu. Et pour finir un film japonais “Osen la maudite” (1973) de Noboru Tanaka, qui a travaillé avec Immamura. Paysage et musique splendides. Même si le film aurait pu verser dans le drame (cela raconte l’histoire d’une geisha déchue qui sombre dans l’alcool et dans la prostitution de rue mal famée), on a quand même en prime une bonne petite touche d’humour. Là encore, on a bien apprécié notre pizza, après les projections, les ballades dans un Paris nocturne (“I love Paris) et les courses dans les boutiques de cd et dvd…vivement l’année prochaine !!!!

     

ALLEZ LE FUS DE RABAT

septembre 2, 2009

Ca y’est, c’est parti la saison de football, que cela soit en France(allez l’OM!!!), au Maroc (allez le Raja !!!) ou en Grèce (allez Panathiakos !!!).

Cette année, dans le championnat marocain, je pense que l’on va aussi supporter le FUS de rabat. J’ai failli aller les voir samedi soir au complexe Moulay Abdellah. Du coup, j’ai vu le match à la télé et j’ai vraiment été conquis par leur jeu, par leur volonté, leur dynamisme, leur envie de briller face à un grand. D’ailleurs, ils ont ouvert le score et de plus, mené 2 buts à 1 par une excellente équipe du WAC, ils ont eu la volonté d’égaliser avant d’être battu 3 à 2 par un but encaissé à la 83e minute. Et même après ça, ils ont continué de se battre et de chercher le 3 à 3, notamment en nous gratifiant d’un beau coup franc.

Sur Arradia, hier soir, il y a eu des commentateurs inquiets quant au faible recrutement du FUS ; peut-être est-ce une stratégie de garder les joueurs qui ont favorisé la montée en L1, et compter sur les mécanismes et la solidarité du groupe (c’est ce qu’a montré la rencontre de samedi soir). De plus, comme le montre d’ailleurs le club de Boulogne sur mer dans le championnat français (voir le match vaillant qu’il a fait contre Lorient et contre St Etienne), les petits poucets peuvent procurer à leurs publics de sacrées sensations de football et arriver à de sacrées exploits.

On ira au stade pour voir cela et les supporter !!!! allez le FUS !!!!

pour des liens sur le FUS voir :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fath_Union_Sport_de_Rabat (il y a un bon historique)

http://www.fus.ma/

pour le calendrier du championnat marocain :

http://www.lequipe.fr/Football/FootballResultat27423.html

voilà ci dessus un article intéressant commentant la première journée du championnat par nos amis de Libération

L’exemple par le FUS et par Arriyadia : Réactions colériques et réflexions xénophobes

L’exemple par le FUS et par Arriyadia : Réactions colériques et réflexions xénophobes
Le professionnalisme de notre foot bien-aimé démarre sur les chapeaux de roue. Décidément, on ne fait jamais rien comme tout le monde. Le comble, c’est quand la déception vous est servie d’entrée par ce même club qui est censé servir d’exemple et montrer la voie du professionnalisme à tous les autres.
Si l’on a doté le FUS de Rabat d’autant de moyens et si l’on a mis à sa disposition, et à sa tête, tant de cracks, ce n’est sûrement pas pour qu’il permette à ses joueurs de gesticuler ou de protester à chaque coup de sifflet, ni à son entraîneur qui comme par hasard, fait partie du quatuor ( !) chargé du sort du Onze national, de gratifier les dix sept lois du football d’une interprétation bien à lui. Plutôt étonnant de la part d’un Ammouta pour qui le football ne doit pas avoir de secret. Que l’on ne s’empresse surtout pas de chercher à déceler quelque parti pris au profit d’un certain X ou au détriment de quelque Y. Sur ces mêmes colonnes, l’autre entraîneur, Baddou du WAC, n’a jamais été ménagé quand il trouvait un malin plaisir à charger l’arbitrage, chaque fois que le résultat n’était pas à son goût.
Le pire, on le doit à ce communiqué dûment signé par l’honorable comité du même FUS qui demande (ordonne ?) que l’arbitre Rouissi ne soit plus désigné pour ses matchs. Si cela le professionnalisme, alors, non, merci !
Et ce n’est pas non plus avec l’incorrigible « Arriyadia » et ses super-commentateurs ou consultants que l’on pourra s’approcher de l’objectif visé.
Pitié en cette rentrée sportive et en ce mois de Ramadan.
Que peut bien signifier « un but à 100% marocain, avec des pieds marocains, un talent et un génie marocains » ?
Qu’est-ce qu’il voulait bien insinuer le commentateur de service de ce même FUS/WAC, en disant d’Ammouta qu’il n’avait d’autre souci que de limiter les dégâts ?
Et ce consultant que l’on aimait bien du temps où il était joueur, mais qui, maintenant, se laisse aller vers des propos frisant la xénophobie et le racisme. Sinon, comment s’expliquer cette bourde qui l’a poussé à dire qu’« un entraîneur national a battu un entraîneur étranger » en parlant de la victoire de l’ASS face au KAC ? Et pourquoi a-t-il omis de parler de la défaite du « national » du WAF contre « l’étranger » du HUSA ?
Messieurs, arrêtons de continuer à tirer notre football vers le bas.
Mercredi 02 Septembre 2009
Mahmoud Adli